Dans le cadre du plan France 2030, l’État lance le Programme Prioritaire de Recherche (PPR) « Outre-mer », un dispositif structurant qui dépasse le seul cadre scientifique pour s’inscrire pleinement dans une logique de développement économique durable des territoires ultramarins. Piloté par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), ce programme vise à articuler innovation, connaissance et impact économique au service de la résilience des Outre-mer.

Les Outre-mer : un capital naturel stratégique à forte valeur économique

Les territoires ultramarins constituent un atout majeur pour la France, tant sur le plan environnemental qu’économique. Ils concentrent 80 % de la biodiversité nationale, abritent environ 55 000 km² de récifs coralliens et près de 7 millions d’hectares de forêts tropicales. Ces écosystèmes représentent un capital naturel considérable, essentiel à des secteurs clés tels que le tourisme, la pêche, l’agriculture et les industries maritimes.

Cependant, ce patrimoine est aujourd’hui fragilisé par le changement climatique, l’urbanisation, l’exploitation minière et les activités agricoles intensives. Ces pressions génèrent des risques économiques importants : dégradation des ressources, vulnérabilité des infrastructures, coûts croissants liés à l’adaptation climatique et à la dépollution.

Dans ce contexte, le PPR « Outre-mer » apparaît comme un outil important pour anticiper ces mutations et accompagner une transition économique plus soutenable.

Trois axes de recherche au service du développement durable

Le programme s’organise autour de trois axes structurants, chacun ayant une portée économique directe :

1. Comprendre les vulnérabilités structurelles des territoires

Cet axe vise à analyser les fragilités économiques et environnementales des Outre-mer afin d’orienter les politiques publiques et les investissements vers des modèles plus résilients.

2. Anticiper les dynamiques de pollution et leurs impacts

Mieux comprendre l’évolution des pollutions permettra d’optimiser les stratégies de gestion des risques, réduire les coûts futurs liés aux dégradations environnementales et sécuriser les activités économiques locales.

3. Favoriser la transition vers des modèles durables

Cet axe soutient l’émergence de solutions innovantes pour restaurer les écosystèmes et adapter les usages économiques (agriculture, pêche, urbanisme, énergie), ouvrant la voie à de nouvelles filières vertes.

Un appel à projets structurant pour l’écosystème local

L’appel à projets 2026 s’inscrit dans une logique de renforcement des capacités locales. Il se déroulera en deux étapes :

  • Dépôt d’une lettre d’intention (5 pages), évaluée par un comité interne ;
  • Sélection des projets les plus prometteurs pour une seconde phase, avec une évaluation par un jury international mandaté par l’ANR.

Les projets retenus bénéficieront d’un financement pouvant atteindre 2 millions d’euros sur cinq ans, et jusqu’à 4 millions d’euros pour des projets interterritoriaux. L’enveloppe globale est fixée à 10 millions d’euros, ce qui représente un signal fort en faveur de l’investissement dans l’innovation ultramarine.

Un levier d’investissement et d’attractivité pour les Outre-mer

Pour les acteurs économiques et financiers, ce programme constitue une opportunité majeure. Il favorise l’émergence de projets structurants, stimule la recherche appliquée et crée des conditions propices au développement de nouvelles filières économiques liées à la transition écologique.

Pour STAR INVEST, le PPR « Outre-mer » illustre l’importance d’une approche intégrée entre recherche, innovation et investissement responsable. Les Outre-mer ne sont pas seulement des territoires à protéger : ce sont des territoires d’avenir, capables de devenir des pôles d’excellence en matière d’économie durable, de gestion des ressources et d’adaptation climatique.

Pour aller plus loin

Texte officiel de l’appel à projets PPR « Outre-mer » 2026 – ANR

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